J’ouvre les bras, je prend ma première respiration et c’est la vie. Balloté dans les flots des évènements, passant d’une chose à une autre, et passe le temps, passe les évènements, je vis. Bientôt je devrais mourir aussi.
Le peu que je suis, le peu qu’il restera de moi. Quel sens y a-t-il à tout cela?
Au travail, nous avons des objectifs, nous réflechissons sur de grandes feuilles Excel et dans chaque feuille il y a des cases et dans chaque case il y a des chiffres et dans chaque chiffre une réalité. Cette réalité ne veut rien dire à personne d’autre qu’à moi. Demain périmée, nous passerons à autre chose, et passe le temps, passe les évènements. Pourquoi sommes-nous là?
C’est que cette terrible philosophie de l’évènement oublie la plus belle chose qui soit, le coeur. Ce coeur qui donne le sens aux évènements. Lorsque j’aime ce que je fais et avec qui je le fait, je comprends alors pourquoi je le fais. Les grands évènements d’une vie sont ceux où l’on aime, car le coeur apporte cette dimension que les choses et l’esprit n’ont pas.
« Les oeuvres sont des formes vides, la Vie y pénètre par le secret de l’intention pure » – Ibn Ata Allah
Mère Thérésa, interrogée sur ce qu’elle pensait de la démonstration scientifique du dernier prix Nobel de l’époque, avait répondu : « Je crois en l’amour et en la compassion ». Quelle magnifique réponse!
Aller sur la lune, découvrir un nouveau théorème, vivre cent ans, qu’est ce au regard de l’éternité? Rien n’est comparable et aussi intemporel que l’élan du coeur et de la charité.

